vendredi 5 octobre 2012

Ode a mon cul

VENERATION
Il est tapi au fond d’une vallée claire. Au cœur d’une rivière qui semble tarie et presque désertique. Un puits ou l’entrée d’une grotte oubliés des humains depuis des temps immémoriaux. Huit stries désignent  l’orifice qui parait endormi. Tellement discret qu’ il en devient fascinant . Miroir de Narcisse ou bijou indiscret sur lequel on se penche. La vue, l’odeur, le toucher, le goût. Il n’a pas besoin d’appeler tant il attire par sa présence. Lorsqu’on le hume, une odeur douce et de musc à peine voilée enivre déjà, quand on le lèche, il agit comme un aimant. La douceur de la peau en surface invite à une exploration lente et périlleuse. On y plongera bien sûr mais jamais assez alors nait la frustration de n’être qu’un homme. On voudrait s’y enfouir, l’explorer, aller de  la pointe de la langue là où personne d’autre n’est jamais allé. Mais lui le divin est un temple qui ne fait qu’entrouvrir ses portes  même si sous l’insistance de l’impétrant il peut se mettre à soupirer. A émettre un cri de gorgone, rauque sonore et  chargé d’une odeur venue de très loin. Depuis j’y vis et je voue à votre trou du cul une véritable adoration.
(crédit photo :  http://www.acontrario.net )

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