lundi 21 octobre 2013

La Chaise percée



 la petite chaise rouge..... celle si solide qui permet a mon auguste fessier de se laisser câliner par la langue agile et infatigable de ma levrette... c'est si bon qu'il est difficile d'abandonner ce trône pour celui si prosaïque des wc





Obscur et froncé comme un oeillet violet
Il respire, humblement tapi parmi la mousse
Humide encor d’amour qui suit la fuite douce
Des Fesses blanches jusqu’au coeur de son ourlet.
Des filaments pareils à des larmes de lait
Ont pleuré, sous le vent cruel qui les repousse,
À travers de petits caillots de marne rousse
Pour s’aller perdre où la pente les appelait.
Mon Rêve s’aboucha souvent à sa ventouse ;
Mon âme, du coït matériel jalouse,
En fit son larmier fauve et son nid de sanglots.
C’est l’olive pâmée, et la flûte caline,
C’est le tube où descend la céleste praline :
Chanaan féminin dans les moiteurs enclos !
 
 
Albert Mérat




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