mardi 19 août 2014

wc humain , l'avis du soumis

L'avis du soumis

Dans la" smotherbox" l'air est confiné, l'espace réduit  et les sons me parviennent comme étouffés. Point de lumière non plus. Maitresse trône depuis un long moment exigeant de la langue des passages réguliers sur sa rondelle. Autour et dedans.
 Tandis que mes mains caressent ses chevilles , quelques gouttes tombent en cascade sur le front, les cheveux, les oreilles et les yeux. Rien à côté de l'orage violent qui précédemment a envahi ma bouche  et noyé ma gorge.. Je poursuis mon ouvrage mais  soudain les plis d'ordinaire si réguliers se déforment comme dans un tableau de Francis Bacon. Mes lèvres devinent des plis inédits, des boursoufflures venues de l'intérieur. Quoique tendue la chair est tendre et lisse.. J'y perçois comme un appel à pousser plus avant à glisser l'appendice dans cet étroit couloir aux saveurs de musc mâtinée d'argile.  Ma langue se sent aspirée puis repoussée  dans un ballet obscène  orchestré par deux pets au son grave dont les notes se perdent  au fond de moi.
 L'anneau se dilate et la pluie reprend de plus belle, annonciatrice d'une menace imminente. Elle survient dans un bruit sonore tandis que lentement, une lave d'abord liquide puis plus compacte prend ses aises dans  cet orifice qui s'offre à elle. Goût de sable, goût de boue, de vase. L'heure n'est pas à l'analyse mais à la déglutition qui s'annonce longue. Tel un filin graisseux, l'étron prend possession de son  nouvel espace, se l'approprie. Serpent  qui serpente, lézard dont la queue se brise contre la barrière des dents et se scinde en morceaux. Le plus petit glisse aussitôt dans l'antre qui glougloute incrédule. Le second plus épais emplit la bouche. Une seule issue : mâcher en usant le plus vite possible de cette salive qui  désagrège cette météorite .
 Plus de répit. La merde continue son travail de sape et d'enlisement du nez au menton. La langue, elle, qui vient de terminer avec peine, son travail de déglutition tente une sortie en s'enfonçant dans le couloir chaud et glissant. Espère-t-elle colmater cette brèche en se présentant comme une digue?. La merde glisse encore un peu puis semble remonter dans les entrailles d'où elle est sortie . Au dessus Maitresse profite et savoure ce moment où sa levrette  émet quelques petits grognements. Lentement elle soulève le cuir perçé en son épicentre  pour contempler ses nouvelles chiottes. Elle semble comme fascinée par ce visage souillé cherchant à émettre des sons qui se perdent en bulles brunâtres .

 Elle veut immortaliser ce moment et tandis que le flash du portable crépite, je sens mon ventre empli d'elle. Du plus profond d'elle.


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